Depuis plusieurs semaines, les habitants de Toulouse peuvent utiliser le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies pour leurs trajets en métro, tramway et bus.
Tl;dr
- Toulouse devient la première ville européenne à accepter les cryptomonnaies pour le paiement des transports publics depuis le 17 mars 2025.
- Les habitants peuvent acheter leurs tickets via une application mobile, avec des paiements convertis instantanément en euros grâce à Binance et Lyzi.
- Ce projet expérimental vise à observer l’évolution de l’utilisation des cryptomonnaies, dans un cadre juridique qui pourrait être ajusté à l’avenir.
Une initiative pionnière en Europe
Toulouse est désormais la première ville européenne à autoriser l’utilisation des cryptomonnaies pour le paiement des transports publics. Cette avancée survient alors que la France cherche activement à développer des services crypto-friendly. La ville a déployé ce système via Tisséo, l’opérateur local de transports publics, qui a mis en place une solution permettant d’acheter des billets via une application mobile Android. Les paiements peuvent être effectués en Bitcoin ou en l’une des 70 cryptomonnaies alternatives prises en charge, les fonds étant instantanément convertis en euros. Cette adoption vise à répondre à la demande croissante des citoyens souhaitant utiliser leurs actifs numériques dans la vie quotidienne.
L’impact de Binance et le rôle de Lyzi
Le système mis en place à Toulouse repose sur une infrastructure fournie par Lyzi, une fintech parisienne spécialisée dans les paiements en cryptomonnaies. Lyzi facilite l’acceptation des paiements crypto pour divers secteurs, dont les pharmacies et restaurants. Cependant, cette collaboration avec Binance, un acteur majeur de l’échange de cryptomonnaies, a suscité des critiques parmi certains adeptes du Bitcoin. Ceux-ci préfèrent un système sans intermédiaires, tandis que les partisans estiment que Binance est essentiel pour garantir des transactions rapides et efficaces. Ce modèle pourrait servir d’exemple pour d’autres villes françaises et européennes, ouvrant la voie à une plus large adoption de la cryptomonnaie dans les paiements quotidiens.
Un test pour l’avenir des cryptomonnaies en France
Selon Sacha Briand, le maire adjoint de Toulouse, l’initiative est un projet expérimental destiné à observer l’évolution de l’utilisation des cryptomonnaies dans le transport public. L’administration toulousaine se montre optimiste quant aux perspectives à long terme de l’intégration des cryptos dans l’économie locale. Le but est de comprendre si ce mode de paiement deviendra assez populaire pour justifier une généralisation. En attendant, les utilisateurs doivent être conscients qu’ils devront déclarer leurs transactions en crypto via le formulaire fiscal 3916-bis, avec un impôt sur les plus-values de 30%. Ce cadre juridique pourrait, à terme, être assoupli pour faciliter l’adoption à grande échelle.
Les autres villes crypto-friendly à travers le monde
Bien que Toulouse ait été la première ville européenne à accepter les cryptomonnaies dans les transports publics, d’autres pays ont déjà pris de l’avance sur cette voie. En Argentine, par exemple, les citoyens peuvent recharger leurs cartes de transport SUBE avec des cryptomonnaies depuis 2019. À Dubaï, les paiements en Bitcoin sont courants dans de nombreux établissements, y compris les hôtels et restaurants. En Suisse, Zug, surnommée « Crypto Valley », permet depuis 2016 à ses habitants de régler des services en Bitcoin, y compris des impôts. Hong Kong, quant à elle, est un autre exemple où les cryptomonnaies sont couramment utilisées pour des paiements quotidiens, soulignant ainsi un mouvement mondial en faveur de l’intégration des monnaies numériques dans la vie courante.
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